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CEREMONIE DES VŒUX D’AURORE BERGE, MINISTRE CHARGEE DE L’ÉGALITE ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES ET DE LA LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS.

  • 5 mars
  • 2 min de lecture


La cérémonie des vœux d’Aurore Bergé n’avait rien d’une séquence mondaine. Pas de discours tiède pour ouvrir l’année. Elle a parlé clair. Droit au but.


Son point de départ est simple. Brutal, presque.L’égalité n’est jamais installée pour de bon.

Elle vit sous tension. Toujours. Comme une frontière qu’il faut défendre chaque jour, par des décisions politiques concrètes, par des choix assumés.


La ministre a planté le décor sans détour. Nous traversons une période agitée. Les droits humains vacillent dans plusieurs régions du monde. La brutalité s’installe dans les débats publics. Les discours de haine circulent plus vite que les faits.


Ce qui semblait solide hier ne l’est plus forcément aujourd’hui.


L’État de droit lui-même, longtemps perçu comme un socle indiscutable, redevient un terrain de vigilance.

Face à cela, elle pose une ligne. Une direction nette.

La France du respect.La République de l’émancipation.

Le respect, d’abord. Celui des personnes. Des libertés fondamentales. Des droits qui protègent chacun, quelle que soit son histoire, sa croyance ou son parcours.

Et puis l’émancipation. Par l’école. Par le travail. Par la culture. Par une égalité réelle qui ne se contente pas d’exister dans les textes mais s’incarne dans la vie quotidienne.


Le discours n’a pas contourné les sujets difficiles. Elle a nommé les menaces. Les violences faites aux femmes. L’antisémitisme qui se transforme et réapparaît sous de nouveaux visages. Le racisme. Les LGBTphobies. La haine numérique. Toutes ces fractures invisibles qui traversent les parcours et fragilisent le pacte républicain.

Aurore Bergé a également refusé deux impasses qui se nourrissent l’une l’autre.


D’un côté, la tentation d’un repli nostalgique qui transforme la peur en programme politique.

De l’autre, les logiques communautaires qui fragmentent l’universel et mettent les identités en concurrence.

Entre ces deux dérives, elle propose un chemin plus exigeant.


Une République qui protège sans hiérarchiser les vies. Une République qui ne détourne pas les yeux quand les violences surgissent. Une République qui agit, qui sanctionne quand il le faut, mais qui accompagne aussi et qui répare.


Le discours ne s’est pas arrêté aux principes.


Plusieurs chantiers ont été rappelés. Des engagements précis, ancrés dans l’action publique :

— renforcer la lutte contre les violences sexuelles et intrafamiliales

— développer des dispositifs de protection pour les femmes menacées

— intensifier la lutte contre toutes les formes de haine

— combattre les discriminations à l’embauche

— faire progresser l’égalité professionnelle

— encourager la mixité des filières à l’école

— porter une diplomatie féministe dans les relations internationales


Une politique qui se veut concrète. Mesurable. Ancrée dans le réel.

Une phrase, au milieu du discours, résume l’esprit du moment.

« On ne gouverne pas le monde de demain avec les peurs d’hier. »

Dans une époque saturée de tensions, d’indignations rapides et de raccourcis faciles, ces mots rappellent quelque chose de simple.


La politique devrait ouvrir des chemins. Pas ériger des murs.


Et lorsque le monde semble reculer sur certains droits fondamentaux, rester fidèle à l’égalité devient presque un acte de résistance.Un acte profondément républicain.Certains diraient même : un acte patriotique.



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