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NOUS SOMMES NOMBREUSES ET NOMBREUX A AIMER SANDRINE JOSSO.

  • il y a 2 heures
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NOUS SOMMES NOMBREUSES ET NOMBREUX A AIMER SANDRINE JOSSO.

Pour ses combats, d’abord.Pour cette loyauté tenace envers celles et ceux qui marchent à ses côtés.Et puis pour cette lumière qu’elle dégage. Une présence vive. Presque contagieuse.

Novembre 2023. Tout bascule.


Sandrine Josso révèle avoir subi une soumission chimique. Elle affirme que le sénateur Joël Guerriau lui aurait administré, à son insu, une substance psychoactive. L’affaire éclate. La justice se saisit du dossier. Une instruction est ouverte.

Le verdict tombe plus tard.Quatre ans de prison. Dont dix-huit mois fermes.Cinq mille euros pour le préjudice moral.Et une obligation de soins.


Les juges retiennent un point déterminant : la substance aurait été administrée dans l’intention de préparer un viol ou une agression sexuelle.


Beaucoup auraient tenté d’oublier. De refermer la porte. D’avancer sans bruit.

Elle a fait l’inverse.

Sandrine Josso décide que cette histoire ne restera pas confinée à un drame individuel. Elle la transforme en sujet politique. Un sujet collectif. Presque une question de santé publique.


Alors elle agit.

Avec la sénatrice Véronique Guillotin, elle pilote une mission parlementaire transpartisane consacrée à la soumission chimique. Des mois de travail. Des auditions longues, parfois éprouvantes. Des victimes venues raconter l’indicible. Des médecins, des magistrats, des chercheurs, des policiers.

On décortique. On écoute. On documente.


Peu à peu, le tableau apparaît.

Des substances utilisées pour brouiller le consentement.Des plaintes difficiles à déposer.Des professionnels encore trop peu formés.Des protocoles médicaux d’urgence qui manquent de clarté.Un cadre pénal qui peine parfois à nommer précisément ces violences.


Le rapport trace une ligne nette.


Prévenir davantage.Repérer plus vite.Protéger réellement les victimes.Et sanctionner sans ambiguïté.

Aujourd’hui, une nouvelle étape s’ouvre. Une commission parlementaire consacrée aux violences lui est confiée.

Le contexte n’est pas anodin.


Les violences faites aux femmes restent massives.Le consentement continue d’être mal compris, parfois contesté.

Et une forme d’impunité s’accroche encore aux angles morts du système.

Dans ce paysage, certains parcours pèsent plus lourd que d’autres.

Parce qu’ils sont vécus dans la chair.Parce qu’ils refusent la discrétion confortable.Parce qu’ils transforment une blessure en action.


Ce type d’engagement compte.


Il compte parce qu’il est incarné.Il compte parce qu’il demande du courage.Il compte surtout parce qu’il refuse l’effacement.

Bravo Sandrine pour cette nouvelle responsabilité.

La fidélité à ses convictions est une colonne vertébrale.Et parfois, quand elle tient bon, cette colonne finit par déplacer les lignes. Même celles de la loi.



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